musique ou silence
De la musique plutôt que le silence : un effet très faible, et non significatif (d = 0,134).
Un hôtel est plusieurs lieux à la fois.
On y arrive au petit matin ou tard dans la nuit. On y prend son petit-déjeuner, on patiente à la réception, on retrouve quelqu’un au bar en fin de journée. Dans un même hôtel, le hall, le restaurant, le bar, et parfois un spa ou une terrasse, ne s’animent pas aux mêmes heures. Choisir la musique pour un hôtel, c’est la choisir pour chacun de ces espaces, et pour chacune de leurs heures.
Dario écrit la charte musicale de l’hôtel. Dans chaque espace, un boîtier Dario y puise, morceau après morceau, celui que demande le moment.
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Avant de choisir le moindre morceau, un curateur passe du temps à l’hôtel, à différentes heures : dans le hall, à l’heure des arrivées et des départs, au restaurant, au bar, jusqu’au spa ou à la terrasse, partout où les clients passent et s’attardent.
De cette visite naît la charte musicale de l’hôtel, écrite pour lui seul : elle est à l’oreille ce que la charte graphique est à l’œil. Le curateur y a choisi chaque morceau, espace par espace, pour cet hôtel et pour ses heures.
Une fois la charte écrite, nous installons un boîtier Dario dans chaque espace sonorisé, près de la sonorisation existante, qu’il ne remplace pas.
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Avant chaque morceau, chaque boîtier lit le moment : l’heure, le jour, la météo, ce qui vient de passer ; la lumière et l’affluence aussi, lorsque le lieu est équipé de capteurs. Il choisit dans la sélection que la charte prévoit pour son espace, puis dresse le plan des quarante minutes à venir ; il le revoit après chaque morceau.
Dans le hall et à la réception, on arrive, on attend, on repart, à toute heure. Du premier café jusqu’au soir, la musique suit l’heure, le jour et la météo : celle du petit-déjeuner n’est pas celle du dîner, et un matin de pluie n’appelle pas les mêmes morceaux qu’une fin d’après-midi au soleil.
À l’heure du cocktail, puis quand la nuit avance, le boîtier du bar cherche à chaque morceau l’énergie que demande le moment. Au même instant, celui du spa peut rester dans le calme que le curateur a choisi pour lui. Et comme chaque boîtier tient compte de ce qui vient de passer, rien ne change brusquement d’un morceau à l’autre.
Une méta-analyse a réuni 56 études menées dans la restauration, l’hôtellerie et le tourisme pris ensemble, et 209 effets mesurés sur les clients. Trois de ses résultats :
De la musique plutôt que le silence : un effet très faible, et non significatif (d = 0,134).
Une musique accordée au lieu, cohérente avec son décor, avec ce qu’il vend et avec ce qu’on y fait : un effet modéré (d = 0,415).
Une musique que les clients aiment : un effet fort (d = 0,865).
La valeur d mesure la force d’un effet ; ce n’est pas un pourcentage.
Dans cette méta-analyse, c’est le choix de la musique qui agit sur les clients, plus que sa présence.
Trompeta, Karantinou, Koritos et Bijmolt, « A meta-analysis of the effects of music in tourism and hospitality settings », Journal of Business Research, vol. 138, p. 130-145, 2022. doi:10.1016/j.jbusres.2021.08.067.
Cette étude ne porte pas sur Dario.
Tout commence par une visite : écrivez-nous, un curateur viendra découvrir votre lieu. Ensuite, la musique s’installe, pour de bon.